Il n'y a pas eu de point final ; seulement des virgules rondes qui jouaient à s'éterniser, à t'éterniser dans ton absence. Tu me manqueras toujours. Je regrette de n'avoir jamais pu esquisser ton sourire, de ne jamais avoir pu te le retourner. Je regrette d'avoir à partir ; ç'aurait dû être toi. J'ai espéré tant que j'ai pu mais il faut bien se rendre à l'évidence, l'espoir, ça ne suffit pas. C'était seulement un joli mot pour combler le néant d'une histoire, pour camoufler un peu la laideur des Choses, un mot joli comme un coeur, joli comme l'amour. Qui tentait d'embellir et n'arrivait à rien. Tu ne seras plus jamais là, plus jamais là, plus jamais là. Ton absence se diffuse en échos partout où je crois trouver un espace libre pour respirer. Partout, amplifiée. Et j'ai beau me dire, présent, tu ne l'as jamais été, et j'ai beau me dire, tu ne partiras jamais tout à fait, j'ai la trace de ta semelle sur le coeur. J'ai beau me remplir de paradoxes, trafiquer les vérités et m'y perdre comme pour trouver une issue. Je sais que cette fois, c'est la bonne et qu'il est inutile, ridicule de compter encore les jours. Dérisoires. Qu'on ne compte pas l'éternité.
Excusez-moi. J'ai essayé. Expliquer. Comprendre au moins. Mais je ne sais pas, je ne sais pas. J'ai su écrire l'amour, pas les fins.
Et je ne saurai jamais.
Cosa sei disposto a perdere ?
Paura di cadere.